DOSSIER : Comment éradiquer la mauvaise haleine chat de manière naturelle ?


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Comment éradiquer la mauvaise haleine de votre chat ? Comment éradiquer la mauvaise haleine de votre chat ?

Votre chat a mauvaise haleine : vous vous en rendez compte lorsque vous partagez avec lui un instant câlin, et que cette odeur de poisson si désagréable s’y invite également.

D’où cela vient-il ? Que pouvez-vous faire contre ?

Dans cet article, vous découvrirez tout ce qu’il faut savoir sur la mauvaise haleine du chat (aussi appelée halitose), y compris les solutions à votre disposition et leur efficacité.

Préparez-vous à retrouver vite la complicité des câlins avec votre compagnon !

Pourquoi votre chat a-t-il mauvaise haleine ?

Avant de vous intéresser aux solutions qui permettent d’éradiquer la mauvaise odeur de poisson dans l’haleine de votre chat, il est crucial de comprendre d’où vient cette mauvaise haleine. Car vous allez voir que l’origine du souci vous éclairera sur la solution à adopter.

Le tartre : le faux fautif de sa mauvaise haleine

La mauvaise haleine du chat serait-elle liée au souci bucco-dentaire qu’est le tartre, ou la plaque dentaire ? C’est ce que l’on entend communément dire, notamment par bon nombre de vétérinaires.

Mais force est de constater que, lorsque le chat se fait détartrer, sa mauvaise haleine ne disparaît pas. Qui plus est, bon nombre de chats ayant une haleine fétide ne présentent même pas d’accumulation de tartre dans la gueule.

Ce que l’on sait à l’heure actuelle, c’est bien plutôt que le tartre du chat est une conséquence de l’origine de sa mauvaise haleine, et non son origine.

Inutile, donc, de planifier pour lui un détartrage si votre objectif est de supprimer sa mauvaise haleine. D’autant plus qu’un détartrage doit se faire sous anesthésie générale, qui n’est pas un acte anodin pour son organisme.

L’alimentation : la vraie responsable de l’halitose du chat

Vous le savez peut-être déjà, mais il est important de le rappeler, tant les fabricants de PetFood aujourd’hui semblent l’oublier : le chat est bien carnivore par nature. En attestent ses intestins, trois fois plus courts que ceux de l’homme, lisses et sans haustration1.

C’est ce carnivorisme qui induit chez nos compagnons des Besoins Biologiques et Naturels très spécifiques en termes d’alimentation. Pour être en bonne santé, votre chat…

  • A un grand besoin de protéines et graisses animales de qualité : il s’agit de sa source de vitalité première. Notez que, lorsque le chat consomme ce type d’éléments, mais de qualité douteuse, il subit des irritations digestives chroniques, entraînant des soucis de santé plus ou moins graves (diarrhées, vomissements, pancréatites aiguës…).
  • N’a pas de besoins en céréales. Cependant, la science démontre aujourd’hui que les glucides issus de ces céréales (comme le riz ou le maïs), nécessaires à la formation d’une alimentation sèche, sont parfaitement digestibles par les chats (99% de digestibilité)23. Le tout est de limiter leur apport en glucides dans leur gamelle, pour éviter des soucis de santé.
  • Ne doit pas consommer de légumes, tubercules, légumineuses ou fruits. En effet, ces ingrédients sont fondamentalement inadaptés à son régime carnivore originel. Qui plus est, ils ont sur son organisme le même effet que les protéines animales de qualité discutable, et notamment des effets notoires sur son système digestif, comme des diarrhées, vomissements de bile ou flatulences.

Or, lorsque vous nourrissez votre chat avec une alimentation inadaptée à ces Besoins Biologiques et Naturels, ou bien de qualité discutable, son système digestif va devoir fournir plus d’efforts pour digérer, afin de se débarrasser des toxines et acides accumulés dedans. L’objectif : qu’ils ne stagnent pas dans son estomac.

Et c’est bien de ces efforts de digestion que naît la mauvaise haleine de votre compagnon.

Mais si, chez l’humain, on essaiera de trouver des solutions à la mauvaise haleine en allant chez le dentiste, en procédant à un brossage de dents plus assidu, ou en traitant des maladies parodontales, comment faire pour un chat ? Vous vous en doutez déjà : la solution se trouve dans sa gamelle.

Quels remèdes de grand-mère contre la mauvaise haleine du chat ?

Examinons désormais les différents remèdes de grand-mère contre la mauvaise haleine du chat que l’on peut trouver sur Internet. Quelle est leur efficacité sur cette halitose ?

Le bicarbonate de soude

Vous connaissez sans doute le bicarbonate de soude, auquel on prête bon nombre de vertus. Celui-ci permet, chez l’humain, de blanchir les dents, mais aussi de lutter contre la mauvaise haleine. Qu’en est-il chez le chat ?

On vous recommandera peut-être de venir frotter les dents de votre compagnon avec du bicarbonate de soude (alimentaire). Ce produit va venir soulager son estomac. En effet, il vient tamponner les acides de son estomac, ce qui permet de réduire la mauvaise haleine du chat.

Cependant, sachez-le : dès lors que vous arrêterez d’utiliser du bicarbonate de soude contre son haleine fétide, celle-ci reviendra immédiatement. Il vous faudra donc répéter ce processus souvent… sachant que votre compagnon n’appréciera probablement pas cette pratique d’hygiène dentaire !

En somme, le bicarbonate n’est qu’une solution tampon, et ne vient pas traiter le souci de l’halitose du chat à sa racine.

Les huiles essentielles

Les huiles essentielles sont souvent citées comme solution contre la mauvaise haleine du chat.

Parmi celles qui sont les plus souvent recommandées, on trouve notamment :

  • L’huile essentielle de citron
  • L’huile essentielle de sauge
  • L’huile essentielle d’eucalyptus
  • L’huile essentielle de menthe poivrée
  • L’huile essentielle de cannelle

Leur intérêt ? Elles viennent désinfecter les crocs et les gencives de votre animal de compagnie. Qui plus est, leur composition aromatique apporte effectivement une certaine fraîcheur à l’haleine de votre chat.

Toutefois, on le sait : ces huiles essentielles ne font que masquer la mauvaise odeur dans la gueule de votre chat, et ne traitent, elles non plus, pas la cause du souci. Sans parler de la difficulté que vous rencontrerez probablement à faire faire un bain de bouche ou à appliquer ces huiles avec une brosse à dents dans la gueule de votre chat…

L’homéopathie

Dernier remède contre la mauvaise haleine féline que l’on peut voir recommandé ici et là : l’homéopathie.

Certaines plantes ont effectivement pour effet de drainer le foie, ainsi que d’autres organes émonctoires du chat. Cela permet donc d’éliminer les toxines et les acides de son système digestif, réduisant par là même sa mauvaise haleine.

Mais vous vous en doutez : dès que le traitement homéopathique est arrêté, le souci d’halitose revient au galop. Voilà donc une autre solution tampon, qui ne s’attaque pas à la racine du souci de votre compagnon.

L'alimentation est cruciale pour mettre fin à la mauvaise haleine du chat

L’alimentation : l’élément clé pour mettre fin à sa mauvaise haleine

Vous l’aurez compris : l’alimentation est la solution clé à adopter pour dire adieu à la mauvaise haleine de votre chat, et retrouver la complicité de vos instants câlins ensemble. D’expérience, si vous appliquez les 5 règles alimentaires suivantes, votre compagnon retrouvera une haleine fraîche en deux semaines après sa transition alimentaire.

Règle #1 : Aucun légume, tubercule, légumineuse ou fruit

Vous l’avez lu plus haut dans l’article : les légumes, tubercules, légumineuses et fruits, en plus d’être inadaptés au régime original du chat, provoquent chez lui des irritations digestives chroniques.

En plus de la mauvaise haleine, celles-ci peuvent mener à des soucis de santé aussi divers que…

  • Des diarrhées chroniques
  • Des vomissements de bile
  • Des pancréatites aiguës
  • Des troubles hépatiques
  • Des dermatites

Qui plus est, on sait depuis plusieurs années déjà que le Centre Antipoison Animal de l’École Nationale Vétérinaire classe pomme de terre4, raisin5, ail et oignon6 comme toxiques.

Raison de plus pour supprimer de sa gamelle toute nourriture contenant ne serait-ce qu’une trace de pommes de terre, de patates douces, de lentilles, de pois, de pois chiches, de petits pois, de tomates, de courgettes, ou d’autres ingrédients similaires.

Règle #2 : Des protéines et graisses animales en quantité, mais aussi de qualité

Comme vous le savez désormais, la qualité des protéines animales que vous fournissez à votre compagnon est tout aussi importante que leur quantité. En effet, en mangeant des protéines et graisses animales de qualité discutable, il subit les mêmes irritations digestives chroniques qu’avec des légumes.

Mais alors, quel type de protéines animales bannir de sa gamelle pour lui éviter des soucis de santé ?

  • Certains types de sous-produits animaux78, qui ne sont en fait que des déchets de l’industrie agroalimentaire humaine : on y retrouve mêlés têtes, carcasses, cuirs, cous, pattes, becs, plumes…
  • Les protéines animales provenant de pays aux législations peu strictes. Par exemple, dans les pays d’Amérique du Nord, il est totalement légal (et fréquent) d’utiliser dans la nourriture animale des viandes avariées recyclées à la Javel9, ou encore des viandes dites “fraîches”, qui sont en fait reconstituées à partir d’un mélange de farines animales et de graisses, dont on ne connaît presque jamais l’origine, de sous-produits animaux, de minéraux et surtout d’eau (80% d’eau).

Règle #3 : Un taux de glucides maximum de 33 %

Comme dit précédemment, les glucides doivent être limités dans la gamelle de votre chat. Il est recommandé d’opter pour une alimentation présentant un taux de glucides de 33 % maximum (soit ⅓ de la composition totale de l’aliment).

Au-delà de ce taux de glucides, ceux-ci peuvent engendrer des soucis d’obésité, de diabète et d’infections urinaires chroniques10 chez votre compagnon. Point trop n’en faut !

Règle #4 : Une cuisson à basse température

Le mode de cuisson de la nourriture que vous lui choisissez a lui aussi son importance. En effet, lorsque certains ingrédients sont cuits à haute température, comme c’est souvent le cas dans un contexte industriel, ils libèrent dans l’aliment final…

  • Des acrylamides11 réputés cancérigènes pour nos animaux
  • Des Advanced Glycated End products (AGE)12, toxiques pour les reins des chats et des chiens

Seule une cuisson à basse température, respectueuse de l’intégrité des ingrédients de la pâtée ou la croquette, permet d’éviter ces écueils.

Règle #5 : Une nourriture testée en laboratoire contre les mycotoxines, métaux lourds et OGM

Dernière règle, et non des moindres : celle-ci concerne les éléments invisibles, mais non moins nuisibles pour la santé de nos compagnons, que l’on retrouve malheureusement trop fréquemment dans la PetFood.

Par exemple, les métaux lourds sont réputés pour provoquer des soucis dermatologiques chez les chats et les chiens. Or, des études récentes1314 ont démontré que 24% des aliments pour chien et pour chat analysés contenaient des concentrations totales en Arsenic dépassant la limite légale édictée par la directive 2002/32 /CE, Rien que sur les deux années 2011 et 2012, un des laboratoires de recherche a d’ailleurs envoyé 7 notifications au RASFF15 à ce sujet.

De quoi vous motiver à ne choisir que des nourritures testées en laboratoire indépendant contre les métaux lourds, mais aussi contre les mycotoxines et OGM. Demandez à voir des preuves, en toute transparence, de l’engagement des fabricants envers la santé animale !

CROQ’ la Vie : la nourriture idéale pour mettre fin à ses soucis de mauvaise haleine

Nos croquettes pour chat CROQ’ la Vie respectent les Besoins Biologiques et Naturels des chats, mais vont même plus loin, en vous assurant une totale transparence sur leur composition et leur mode de fabrication.

Dedans, vous trouverez tout ce qu’il faut pour que votre chat retrouve la santé, et une haleine fraîche :

  • Aucun légume, tubercule, légumineuse ou fruit
  • 70 % d’ingrédients d’origine animale, provenant d’abattoirs agréés à la consommation humaine
  • 21 % de glucides seulement
  • Une cuisson basse température
  • Des tests en laboratoires indépendants, dont vous pouvez consulter librement les résultats ici

Prêt à offrir à votre compagnon tous les bénéfices de la Santé par l’Alimentation© ?

Vous avez une question sur la mauvaise haleine de votre chat, sa santé ou son alimentation ? Ne restez pas sans réponse : contactez-nous via les commentaires ci-dessous, ou par email directement, pour bénéficier de nos conseils de bon sens, mais qui peuvent faire toute la différence !

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Références

  1. [] Mammalogy – Adaptation, Diversity, Ecology, de A.George Feldhamer Lee C. Drickamer Stephen H. Vessey Joseph F. Merritt Carey Krajewski – edition Johns Hopkins University Press (4ème édition) – 27 mars 2015
  2. [] Carciofi, A. C., Takakura, F. S., De‐Oliveira, L. D., Teshima, E., Jeremias, J. T., Brunetto, M. A., & Prada, F. (2008). Effects of six carbohydrate sources on dog diet digestibility and post‐prandial glucose and insulin response. Journal of Animal Physiology and Animal Nutrition, 92(3), 326-336. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18477314
  3. [] De-Oliveira, L. D., Carciofi, A. C., Oliveira, M. C. C., Vasconcellos, R. S., Bazolli, R. S., Pereira, G. T., & Prada, F. (2008). Effects of six carbohydrate sources on diet digestibility and postprandial glucose and insulin responses in cats. Journal of Animal Science, 86(9), 2237-2246. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18469063
  4. [] Toxicité digestive et nerveuse de la Pomme de terre – Centre antipoison Animal de l’Ecole Nationale Vétérinaire : https://www.centre-antipoison-animal.com/pomme-terre.html
  5. [] Le raisin : enregistré au Centre Antipoison Animal, Chapitre “plantes toxiques” : https://www.centre-antipoison-animal.com/raisin.html
  6. [] L’ail et l’oignon : enregistrés au Centre Antipoison Animal, Chapitre “plantes toxiques” : https://www.centre-antipoison-animal.com/oignon.html
  7. [] SIFCO (Syndicat des Industries Françaises des Coproduits Animaux) – Valorisation des sous-produits ou co-produits animaux : https://www.sifco.fr/valorisation#coproduits
  8. [] RÈGLEMENT (CE) No 1069/2009 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL – du 21 octobre 2009 – établissant des règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux et produits dérivés non destinés à la consommation humaine et abrogeant le règlement (CE) no 1774/2002 (règlement relatif aux sous-produits animaux) : https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:300:0001:0033:FR:PDF
  9. [] Viandes avariées recyclées aux Etats Unis et en Europe : https://www.amisdelaterre.org/communique-presse/tafta-ttip-la-viande-a-la-javel-s-approche-de-nos-assiettes/
  10. [] Faculté de Médecine Vétérinaire de Montréal – Service diagnostic – Urology : https://www.medvet.umontreal.ca/servicediagnostic/materiel_pedagogique/urologie/uro_chimie.html
  11. [] FRC (Fédéraction Romande des Consommateurs) – Croquettes pour chat : la gamelle qui rend malade : https://www.frc.ch/croquettes-pour-chat-la-gamelle-qui-rend-malade/
  12. [] Bohlender JM (Klinik für Innere Medizin III, Universitätsklinik Jena, Erlanger Allee 101, Jena, Germany), Franke S, Stein G, Wolf G : Advanced glycation end products and the kidney – Am J Physiol Renal Physiol. 2005 Oct;289(4):F645-59 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16159899
  13. [] Squadrone S , Brizio P , Simone G , Benedetto A , Monaco G , Abete MC – “Presence of arsenic in pet food : a real hazard ?” (Présence d’arsenic dans les aliments pour animaux de compagnie : un danger réel ?) – Vet Ital. 29 décembre 2017; 53 (4) : 303-307. doi : 10.12834 / VetIt.530.2538.2. : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29307124 (Version entière au format PDF : http://www.izs.it/vet_italiana/2017/53_4/VetIt_530_2538_2.pdf
  14. [] M. Davies , R. Alborough , L. Jones , C. Davis , C. Williams , et DS Gardner, (2017) : Mineral analysis of complete dog and cat foods in the UK and compliance with European guidelines “Analyse minérale d’aliments complets pour chiens et chats au Royaume-Uni et conformité aux directives européennes.” : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5719410/#CR5
  15. [] RASFF – Food and Feed Safety Alerts : Créé en 1979, RASFF permet un partage efficace des informations entre ses membres (autorités nationales de sécurité des aliments des États membres de l’UE, Commission, EFSA, ESA, Norvège, Liechtenstein, Islande et Suisse) et fournit un service 24h / 24 pour garantir les notifications sont envoyées, reçues et traitées collectivement et efficacement. Grâce au RASFF, de nombreux risques en matière de sécurité alimentaire ont été évités avant d’avoir pu être nocifs pour les consommateurs européens. – https://ec.europa.eu/food/safety/rasff_en

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Davy Ros

Né à l’Elevage des Joyeuses Gambades (meilleur élevage de France dès 1998), j’ai très tôt compris et admis l’impact largement sous-estimé de l’alimentation sur le développement des maladies contemporaines des chiens et chats.

C’est pourquoi en 2014, après mes études médicales, j’ai décidé de consacrer tout mon temps à la recherche et à la santé animale.

Aujourd’hui, les résultats que vous obtenez sont notre fierté !

Davy Ros

Président Fondateur de CROQ’ la Vie
Chercheur en santé et en nutrition animale

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