Tout ce qu’il faut savoir sur le Fortekor pour chat et pour chien

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Le petit guide pour administrer du Fortekor à votre chat ou votre chien Le petit guide pour administrer du Fortekor à votre chat ou votre chien

Votre chat souffre d’un souci rénal et votre vétérinaire lui a prescrit du Fortekor ? Ou bien ce médicament a été prescrit à votre chien ? Quelle que soit votre situation, vous vous demandez sans doute à quoi sert ce traitement, et comment bien l’administrer à votre compagnon.

Bonne nouvelle : vous découvrirez dans cet article tout ce qu’il vous faut savoir sur le Fortekor pour chat pour chien, et quelques clés pour aider votre compagnon à améliorer sa fonction rénale.

Pourquoi prescrit-on le Fortekor aux chiens et aux chats ?

Tout d’abord, il est bien important que vous compreniez pourquoi un vétérinaire a pu prescrire du Fortekor à votre compagnon :

  • Pour les chiens, ce médicament est utilisé pour traiter une insuffisance cardiaque congestive
  • Pour les chats, il permet de réduire la protéinurie associée à une maladie rénale chronique

Pour le dire plus clairement, la substance active du Fortekor, le bénazépril, permet de diminuer la pression artérielle sanguine de l’animal. Ainsi, en réduisant l’hypertension glomérulaire, cette substance peut ralentir la progression d’une maladie rénale comme l’insuffisance rénale, par inhibition d’autres lésions rénales.

Existe-t-il des contre-indications à l’utilisation du Fortekor ?

Il existe bien des contre-indications à l’utilisation de ce médicament.

Veillez à ne pas l’utiliser si votre chat ou votre chien…

  • Souffre d’hypersensibilité connue au bénazépril ou aux excipients du médicament
  • Souffre d’hypotension, d’hypovolémie, d’hyponatrémie ou d’insuffisance rénale aigüe
  • Souffre d’une insuffisance du débit cardiaque due à une sténose aortique ou pulmonaire
  • Est en période de gestation ou de lactation (les études sur les animaux de laboratoire montrent qu’il déclencher des malformations sur les foetus d’animaux)

Et des effets secondaires potentiels ?

Comme tout traitement médicamenteux, le Fortekor pour chien et pour chat présente bel et bien des effets indésirables potentiels.

Chez les chiens, des vomissements, des signes de fatigue transitoires et une incoordination ont pu être observés.

Chez les chats, le médicament peut augmenter la faim et le poids, mais également causer (dans de très rares cas) vomissements, anorexie, déshydratation, léthargie ou diarrhées.

Enfin, chez les animaux atteints de maladie rénale chronique, le Fortekor peut augmenter, en début de traitement, les concentrations en créatinine plasmatique. Cependant, si cet effet secondaire est à surveiller de près, il n’est pas une raison suffisante pour arrêter le traitement.

Vous observez certains de ces effets secondaires chez votre compagnon lors de son traitement ? Rendez-vous dès que possible chez votre vétérinaire.

Comment administrer le Fortekor à votre chat ou votre chien ?

Le Fortekor doit être donné au chat ou au chien une fois par jour, par voie orale, et sans nourriture. Il s’agit de comprimés aromatisés : c’est pourquoi la plupart des animaux acceptent de le prendre directement dans la gueule.

Il vous faut bien sûr respecter la posologie indiquée par votre vétérinaire, ainsi que sur la notice d’utilisation du traitement.

Chez les chiens, une dose de 0,25 mg de chlorhydrate de bénazépril par kilogramme de poids corporel doit être prise par jour une fois par jour. Par exemple, un chien de 2,5 à 5 kg prendra une dose standard de 0,5 comprimé, contre 1 comprimé pour un chien entre 5 et 10 kg.

Chez les chats, la dose minimum par jour est de 0,5 mg de chlorhydrate de bénazépril par kilogramme de poids corporel. Ainsi, un chat entre 2,5 et 5 kg devra prendre un comprimé, et un chat entre 5 et 10 kg, 2 comprimés.

En plus de médicaments comme le Fortekor, les chats atteints d'insuffisance rénale chronique ont besoin d'une alimentation réellement adaptée à leurs besoins originels, et de qualité

Comment aider votre compagnon s’il souffre d’insuffisance rénale chronique ?

Si vous vous êtes déjà renseigné sur l’insuffisance rénale chronique (aussi appelée IRC), vous savez que l’on a tendance à incriminer la quantité de protéines animales contenue dans l’alimentation des chats et des chiens pour le développement de la maladie. Mais la réalité est à nuancer.

En effet, il s’agit plutôt de se concentrer sur la qualité des protéines contenues dans leurs gamelles plutôt que sur leur quantité. En tant que carnivores par nature1, chats comme chiens ont besoin de bonnes protéines animales pour conserver la santé.

Mais la Dr vétérinaire Jutta Ziegler le dit bien : « Des études américaines ont clairement montré depuis longtemps qu’un apport réduit en protéines ne permet pas de remédier aux maladies rénales. Bien au contraire : le plus important, qu’il s’agisse de chats en bonne santé ou de chats malades des reins, est de leur donner des protéines de qualité […] »2

Or, selon cette même vétérinaire, bon nombre de propriétaires d’animaux de compagnie, sans même le vouloir, donnent à leur compagnon « un véritable cocktail empoisonné pour des chats qui sont par nature de purs carnivores et que l’on rend activement malades ! ».

Elle ajoute que la plupart des nourritures animales industrielles comprennent trop peu de protéines, qui sont « fabriquées non pas à partir de viande, mais de sous-produits animaux ». Elle incrimine également les protéines végétales contenues dans ces nourritures, que l’organisme de l’animal absorbe très mal, voire pas du tout.

Besoin d’en savoir plus sur l’IRC chez le chat ? Rendez-vous sur notre dossier sur l’insuffisance rénale du chat.

Envie de tout découvrir sur l’IRC chez le chien ? Direction notre dossier sur l’insuffisance rénale du chien.

C’est pourquoi, si vous souhaitez aider votre compagnon, et même tenter de le guérir de ses soucis rénaux, il vous faut lui trouver une alimentation réellement adaptée à ses Besoins Biologiques et Naturels, et de réelle qualité, notamment en termes de protéines animales.

Et pour ce faire, rien de plus simple : il suffit d’en revenir à sa nature profonde, qui lui dicte que ce qu’il ingère respecte les 5 critères de qualité alimentaire suivants :

  1. Une nourriture sans légume, tubercule, légumineuse ou fruit. Qu’il s’agisse de pommes de terre, de patates douces, de lentilles, de pois, de pois chiches, de petits pois, de tomates, de courgettes, ou d’autres types d’ingrédients similaires, ils sont inadaptés à son régime originel. Pire encore : ils produisent sur son système digestif des irritations chroniques, menant notamment à des selles molles et diarrhées, des vomissements de bile, des pancréatites aigües, des troubles hépatiques et des dermatites. Ils sont donc à bannir de sa gamelle !
  2. Une nourriture gorgée de protéines animales de qualité. Vous l’avez lu plus haut : les protéines animales de qualité discutable sont bien à l’origine de bon nombre de cas d’IRC chez le chat et le chien. Qui plus est, ce type de protéines animales provoque les mêmes effets irritants sur le système digestif de nos animaux que les légumes. Or, elles sont légion dans la nourriture animale aujourd’hui ! On y retrouve notamment certains types de sous-produits animaux34 (têtes, carcasses, cuirs, cous, pattes, becs, plumes…) qui sont en fait des déchets de notre industrie agroalimentaire humaine. La provenance de ces protéines a également son importance. Par exemple, dans les pays d’Amérique du Nord, il est légal d’utiliser dans les croquettes ou pâtées des viandes avariées recyclées à la Javel5, ou encore des viandes se disant “fraîches”, mais qui sont en fait reconstituées à partir d’un mélange de farines animales et de graisses, dont on ne connaît presque jamais l’origine, de sous-produits animaux, de minéraux et surtout d’eau. Privilégiez donc toujours une nourriture à base de protéines animales provenant d’abattoirs agréés à la consommation humaine, et de pays aux législations fermes, comme la France.
  3. Une nourriture au taux de glucides limité à 33 % maximum (soit ⅓ de la composition totale de l’aliment). Saviez-vous que, malgré ce que peuvent dire bon nombre de lanceurs d’alertes aux croquettes toxiques, les glucides sont bien digestibles par les chiens et les chats à hauteur de 99 %67 ? Là où le bât blesse en termes de santé animale, c’est lorsque le taux de glucides dépasse les 33 % : alors, les glucides perdent leur effet neutre sur la santé de nos animaux, et peuvent provoquer l’obésité, le diabète, ou encore des infections urinaires chroniques8.
  4. Une nourriture cuite à basse température. Lorsque certains ingrédients sont cuits à haute température, ils libèrent dans l’aliment final deux types d’éléments nocifs : des acrylamides9 (cancérigènes), et des Advanced Glycated End products10, toxiques pour les reins de l’animal. Veillez à lui sélectionner une croquette ou une pâtée cuite à basse température pour éviter ces soucis supplémentaires.
  5. Une nourriture testée en laboratoire contre les mycotoxines, métaux lourds et OGM. Ce critère est essentiel tant ces éléments sont nocifs pour la santé de nos animaux. Pourtant, bon nombre de fabricants de PetFood continuent à ne pas surveiller leur présence dans leurs produits ! C’est le cas pour les métaux lourds : des études11 ont démontré que 24 % des échantillons d’aliments pour animaux contenaient des concentrations en Arsenic dépassant la limite légale édictée par l’Union européenne. Raison de plus pour demander de la transparence aux fabricants, qui doivent avoir fait tester leurs aliments en laboratoire indépendant. La santé de nos compagnons en dépend !

Grâce à une nourriture qui respecte ces 5 critères de qualité alimentaire, vous vous assurez a minima de ne pas aggraver la maladie rénale de votre compagnon, et au mieux, de l’aider à guérir !

Et si vous optiez pour des croquettes vraiment pensées pour ses besoins originels ?

C’est la promesse des croquettes CROQ’ la Vie, créées il y a de cela plus de 15 ans, alors que nous cherchions à créer l’aliment le plus en phase avec les Besoins Biologiques et Naturels des chiens de notre élevage des Joyeuses Gambades.

Depuis, nos croquettes sont disponibles pour les chiens et les chats, et continuent à appliquer les plus stricts critères de qualité alimentaire, avec…

  • Zéro légume, tubercule, légumineuse ou fruit
  • 70 % d’ingrédients d’origine animale provenant uniquement d’abattoirs agréés à la consommation humaine
  • 23 % de glucides pour les croquettes pour chien, 21 % pour celles pour chat
  • Une cuisson basse température
  • Des ingrédients français, pour une traçabilité optimale
  • Des tests en laboratoire contre les mycotoxines, OGM et métaux lourds : consultez-en les résultats ici, en toute transparence !

C’est grâce à cette composition orientée qualité que de nombreux animaux ont pu retrouver une fonction rénale normale. Le vôtre sera-t-il le prochain à profiter des bienfaits de la Santé par l’Alimentation© ?

Vous avez d’autres questions sur le Fortekor, l’insuffisance rénale chez nos animaux, ou leur alimentation ? Contactez-nous via les commentaires ci-dessous, ou par email directement : c’est toujours un réel plaisir que de partager avec vous notre riche expérience issue du terrain !

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Références

  1. [] Mammalogy – Adaptation, Diversity, Ecology, de A.George Feldhamer Lee C. Drickamer Stephen H. Vessey Joseph F. Merritt Carey Krajewski – edition Johns Hopkins University Press (4ème édition) – 27 mars 2015
  2. [] Dr Vétérinaire Jutta Ziegler – Toxic Croquettes – Édition Broché – 22 mai 2014, chapitre 1
  3. [] SIFCO (Syndicat des Industries Françaises des Coproduits Animaux) – Valorisation des sous-produits ou co-produits animaux : https://www.sifco.fr/valorisation#coproduits
  4. [] RÈGLEMENT (CE) No 1069/2009 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL – du 21 octobre 2009 – établissant des règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux et produits dérivés non destinés à la consommation humaine et abrogeant le règlement (CE) no 1774/2002 (règlement relatif aux sous-produits animaux) : https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:300:0001:0033:FR:PDF
  5. [] Viandes avariées recyclées aux Etats Unis et en Europe : https://www.amisdelaterre.org/communique-presse/tafta-ttip-la-viande-a-la-javel-s-approche-de-nos-assiettes/
  6. [] Carciofi, A. C., Takakura, F. S., De‐Oliveira, L. D., Teshima, E., Jeremias, J. T., Brunetto, M. A., & Prada, F. (2008). Effects of six carbohydrate sources on dog diet digestibility and post‐prandial glucose and insulin response. Journal of Animal Physiology and Animal Nutrition, 92(3), 326-336. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18477314
  7. [] De-Oliveira, L. D., Carciofi, A. C., Oliveira, M. C. C., Vasconcellos, R. S., Bazolli, R. S., Pereira, G. T., & Prada, F. (2008). Effects of six carbohydrate sources on diet digestibility and postprandial glucose and insulin responses in cats. Journal of Animal Science, 86(9), 2237-2246. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18469063
  8. [] Faculté de Médecine Vétérinaire de Montréal – Service diagnostic – Urology : https://www.medvet.umontreal.ca/servicediagnostic/materiel_pedagogique/urologie/uro_chimie.html
  9. [] FRC (Fédéraction Romande des Consommateurs) – Croquettes pour chat : la gamelle qui rend malade : https://www.frc.ch/croquettes-pour-chat-la-gamelle-qui-rend-malade/
  10. [] Bohlender JM (Klinik für Innere Medizin III, Universitätsklinik Jena, Erlanger Allee 101, Jena, Germany), Franke S, Stein G, Wolf G : Advanced glycation end products and the kidney – Am J Physiol Renal Physiol. 2005 Oct;289(4):F645-59 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16159899
  11. [] M. Davies , R. Alborough , L. Jones , C. Davis , C. Williams , et DS Gardner, (2017) : Mineral analysis of complete dog and cat foods in the UK and compliance with European guidelines “Analyse minérale d’aliments complets pour chiens et chats au Royaume-Uni et conformité aux directives européennes.” : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5719410/#CR5

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QUI EST À L’ORIGINE DU BLOG CROQ LA VIE ?

Davy Ros

Davy Ros :

Ostéopathe D.F.O. et Hygiéniste, spécialisé en nutrition animale à l’élevage Joyeuses Gambades.

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