Tout connaître sur le métronidazole pour chien et pour chat

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Pourquoi et comment donner du métronidazole à son chien ou à son chat Pourquoi et comment donner du métronidazole à son chien ou à son chat

Vous soupçonnez que votre chat ou votre chien souffre d’une parasitose très courante chez nos animaux : la Giardiose. C’est dans ce contexte que votre vétérinaire vous a parlé d’un traitement à base de métronidazole.

En maître aimant, vous souhaitez vous renseigner sur le métronidazole pour chien ou pour chat, ses contre-indications, ses effets secondaires, et sur comment l’administrer correctement.

Bonne nouvelle : vous êtes au bon endroit ! Découvrez tout ce qu’il vous faut savoir sur le métronidazole pour chat et pour chien, ainsi que des clés pour éviter la réapparition des parasites chez votre compagnon.

Qu’est-ce le Métronidazole pour chien ou pour chat ?

Le Métronidazole est un antibiotique utilisé dans le traitement de diverses pathologies :

  • Les infections à Giardia spp, dans le cadre de la Giardiose du chien ou du chat, une parasitose très fréquente chez nos compagnons
  • Les infections à Trichomonas et Clostridia spp
  • Les infections de l’appareil uro-génital, de la cavité oropharyngée et de la peau dues aux bactéries anaérobies strictes

On trouve cette substance active dans des médicaments comme le Métrobactin1, ou le Flagyl2, qui est la version humaine). Ce sont des traitements antibiotiques notamment utilisés dans le traitement de la Giardiose du chien ou du chat.

Attention cependant : le Métronidazole doit toujours être utilisé en second recours dans le traitement de cette parasitose ! En effet, dans 40 % des cas de Giardiose, un traitement vermifuge au Panacur3 (pendant au moins 5 jours de suite) suffit à traiter l’animal contre sa parasitose. De quoi lui éviter un traitement antibiotique surnuméraire.

Quelles sont les contre-indications du Métronidazole pour le chien ou le chat ?

Le Métronidazole pour chien et pour chat présente en effet des contre-indications bien particulières.

Il n’est pas recommandé de donner un traitement à base de Métronidazole à des animaux…

  • Souffrant de troubles hépatiques
  • Fortement débilités (affaiblis ou très âgés)
  • Pendant la période de gestation et de lactation
  • Nouveaux-nés

Quels sont les effets secondaires de cette substance sur nos animaux ?

Comme tous les traitements médicamenteux, et en particulier les antibiotiques, les médicaments à base de Métronidazole présentent bien des effets indésirables potentiels.

Parmi eux, on compte :

  • Des signes neurologiques : dépression, dilatation des pupilles, mouvements involontaires des yeux, manque de coordination des mouvements, incapacité à étendre ses membres, tremblements, convulsions…
  • Une perte d’appétit
  • Une faiblesse musculaire
  • Du sang dans les urines
  • Des vomissements
  • Des nausées
  • Une diarrhée
  • Une toxicité du foie
  • Une diminution de la fréquence cardiaque
  • Une diminution de l’efficacité du système immunitaire

Si ces effets secondaires sont relativement rares, ils ont plus de chance de survenir lorsqu’il y a surdosage du Métronidazole. Raison de plus de demander conseil à votre vétérinaire avant de l’administrer à votre animal de compagnie, et de bien vous renseigner sur le mode d’administration de cette substance.

Comment administrer du Métronidazole à votre chat ou votre chien ?

Tout d’abord, comme tout antibiotique, le Métronidazole pour chat ou pour chien doit être prescrit par votre vétérinaire. Celui-ci, après avoir mené le test parasitaire spécifique à la Giardiose pour confirmer le primodiagnostic, pourra par exemple prescrire à votre compagnon du Métrobactin, ou bien du Flagyl.

Par la suite, il vous faudra respecter la posologie indiquée sur la notice d’utilisation du médicament. La dose recommandée pour guérir un animal de la Giardiose est généralement de 50 mg de Métronidazole par kilogramme de poids de corps et par jour. Pensez donc à bien peser précisément votre compagnon avant de le lui administrer !

Le traitement dure en général entre 5 et 7 jours, et la dose quotidienne peut être répartie en deux prises quotidiennes.

Enfin, le Métronidazole pouvant avoir des propriétés irritantes pour l’estomac du chien ou du chat, il est conseillé de le donner à votre compagnon en même temps que son repas.

En plus du métronidazole, si votre chien ou votre chat a la Giardiose, il faudra lui trouver une alimentation de meilleure qualité et adaptée à ses besoins originels pour éviter la réapparition des parasites intestinaux

Comment éviter la réapparition des parasites intestinaux chez votre compagnon ?

Connaissez-vous le lien entre les vers parasites, le système immunitaire de votre compagnon, et son alimentation ? C’est bien simple : lorsqu’un chien ou un chat est nourri avec une alimentation de qualité, réellement adaptée à ses besoins originels, son système immunitaire est capable de lutter contre les infestations de vers et de parasites.

A contrario, si votre animal est nourri avec une alimentation de qualité discutable, ou inadaptée à ses Besoins Biologiques et Naturels, il sera plus sensible au développement des parasites intestinaux dans son organisme.

Ainsi, pour prévenir la réapparition des vers, il vous faut veiller à lui sélectionner une nourriture vraiment adaptée à ses besoins, et de réelle qualité.

Quels sont les besoins originels des chats et des chiens ?

Il est important de savoir que, malgré des millénaires passés aux côtés des humains omnivores, les chats comme les chiens restent des carnivores. En attestent leurs intestins, trois fois plus courts que ceux de l’homme, lisses et sans haustration4, qui lui rendent laborieuse la digestion des légumes, tubercules, légumineuses et fruits.

Ainsi, votre chat ou votre chien a par nature un grand besoin en protéines animales de qualité, et ne doit pas consommer de légumes et d’autres ingrédients similaires !

Seulement, même lorsqu’on est un maître attentif à la santé de son compagnon, il peut être compliqué aujourd’hui de trouver sur le marché une alimentation qui lui soit réellement adaptée. Que choisir ?

Pour faire un choix éclairé, veillez à suivre les 5 critères de qualité alimentaire suivants, basés sur les Besoins Biologiques et Naturels de nos compagnons à quatre pattes.

Sa nourriture doit être…

  1. Sans aucun légume, tubercule, fruit ou légumineuse. Vous l’avez lu précédemment : ces ingrédients sont fondamentalement inadaptés aux besoins originels de nos compagnons. Pire encore : lorsqu’ils en ingèrent, ils subissent alors des irritations digestives chroniques, qui affaiblissent leur système immunitaire, et les rendent plus sensibles aux infestations parasitaires. De plus, on sait désormais que ces ingrédients sont à l’origine de bon nombre de soucis de santé de nos animaux, comme les selles molles et diarrhées chroniques, des vomissements de bile, les dermatites, les pancréatites aiguës, ou encore les troubles hépatiques. Ils sont donc à éviter à tout prix dans leur gamelle. D’ailleurs, le Centre Antipoison Animal de l’École Nationale Vétérinaire lui-même classe depuis plusieurs années pomme de terre5, raisin6, ail et oignon7 comme “toxiques”. Raison de plus pour choisir une alimentation sans aucune trace de pommes de terre, de patates douces, de lentilles, de pois, de pois chiches, de petits pois, de tomates, de courgettes, ou d’autres ingrédients similaires.
  2. Gorgée de protéines et graisses animales de qualité, provenant d’abattoirs agréés à la consommation humaine, et de pays aux législations fermes comme la France. Malheureusement, il est fréquent que les fabricants de PetFood ne soient pas très regardants vis-à-vis de ces protéines animales, qui sont pourtant essentielles à la bonne santé immunitaire et globale de nos compagnons. Lorsqu’ils mangent des protéines animales de qualité discutable, nos chiens et nos chats subissent les mêmes irritations intestinales chroniques qu’avec des légumes, menant aux mêmes soucis de santé. Or, on trouve encore bon nombre d’aliments contenant certains types de sous-produits animaux89 qui sont en fait des déchets de notre industrie agroalimentaire humaine : têtes, carcasses, cuirs, cous, pattes, becs, plumes… La provenance des protéines a également son importance, tant certains pays sont peu regardants sur la qualité qu’il est légal d’utiliser dans la PetFood. Par exemple, dans les pays d’Amérique du Nord, il est légal (et très fréquent) d’utiliser dans la nourriture animale des viandes avariées recyclées à la Javel10, ou encore des viandes se disant “fraîches”, en fait reconstituées à partir d’un mélange de farines animales et de graisses, dont on ne connaît presque jamais l’origine, de sous-produits animaux, de minéraux et surtout d’eau. La vigilance est de rigueur !
  3. Avec un taux de glucides maximum de 33 % (soit ⅓ de la composition totale de l’aliment). Peut-être avez-vous déjà entendu parler des méfaits des glucides sur la santé de nos animaux, qui ont tendance à être diabolisés pour tous leurs maux. La réalité est cependant à nuancer. Les études à date sur le sujet1112 prouvent bien que les glucides issus des céréales (comme le maïs ou le riz) sont parfaitement digestibles, à hauteur de 99 %, pour les chiens comme pour les chats. Là où cela peut devenir problématique, c’est lorsque le taux de glucides dépasse les 33 % : ils perdent alors leur effet neutre sur la santé de l’animal, et peuvent mener à des soucis d’obésité, de diabète, ou encore à des infections urinaires chroniques13.
  4. Cuite à basse température. La cuisson de la pâtée ou des croquettes que vous choisissez à votre compagnon a également son importance. En effet, lorsque certains ingrédients sont cuits à haute température, ils libèrent dans l’aliment deux types d’éléments nocifs : d’une part, des acrylamides14, cancérigènes notoires ; d’autre part, des Advanced Glycated End products15, toxiques pour les reins des chats et des chiens. Privilégiez donc toujours une nourriture cuite à basse température, respectueuse de l’intégrité nutritionnelle des bons aliments de base.
  5. Testée en laboratoire contre les mycotoxines, OGM et métaux lourds. Les médias relayent souvent les effets nocifs sur la santé humaine de ces éléments… et pourtant, on a tendance à encore trop négliger leur impact sur la santé de nos animaux ! Par exemple, on sait que les métaux lourds provoquent notamment sur nos chiens et nos chats des soucis dermatologiques. Mais deux études récentes1617 ont prouvé que 24 % des aliments pour animaux testés contenaient des concentrations totales en Arsenic qui dépassaient la limite légale posée par l’Union européenne. Les résultats des études étaient tellement saisissants, que l’un des deux laboratoires a même envoyé 7 notifications au RASFF18, rien que sur les années 2011 et 2012. Vous souhaitez éviter cet écueil ? Faites confiance à des fabricants qui ont fait tester leurs produits en laboratoire indépendant, et peuvent vous en apporter les preuves, en toute transparence !

Bravo : en respectant ces 5 critères de qualité alimentaire, vous donnez la chance à votre compagnon d’être bien protégé contre de nouvelles infestations de parasites internes ! Vous pourrez même passer de quatre vermifugations préventives par an à deux seulement.

À la recherche d’une alimentation au plus près de ses Besoins Biologiques et Naturels ?

Chez CROQ’ la Vie, voilà 15 ans que nous sommes devenus nos propres artisans. Notre objectif premier était de créer des croquettes pour chien réellement adaptées aux besoins originels de nos petits compagnons.

Et depuis, nos croquettes ont fait leur chemin ! Des milliers de chiens et de chats profitent désormais de nos produits, qui leur permettent de préserver leur santé en toute naturalité. Il n’y pas de secret à ce succès, puisque dans les croquettes CROQ’ la Vie, vous trouverez…

  • Zéro légume, tubercule, légumineuse ou fruit
  • 70 % d’ingrédients d’origine animale, provenant d’abattoirs agréés à la consommation humaine
  • 23 % de glucides dans les croquettes pour chien, 21 % seulement dans les croquettes pour chat
  • Une cuisson à basse température
  • Des ingrédients français finement tracés
  • Des tests en laboratoires indépendants contre les OGM, mycotoxines et métaux lourds, dont vous pouvez consulter les résultats ici, en toute transparence

Une question sur le Metronidazole pour chien ou pour chat, sur l’alimentation de votre compagnon ou sa santé ? N’hésitez pas : posez-la-nous dans les commentaires ci-dessous, par email directement. C’est toujours un plaisir pour nous de vous partager notre riche expérience en matière de santé animale !

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Références

  1. [] RCP Officiel de l’ANSES – METROBACTIN : http://www.ircp.anmv.anses.fr/rcp.aspx?NomMedicament=METROBACTIN+250+MG+COMPRIMES+POUR+CHIENS+ET+CHATS
  2. [] RCP Officiel du Flagyl – http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0240905.htm
  3. [] RCP Officiel de l’ANSES – PANACUR : http://www.ircp.anmv.anses.fr/rcp.aspx?NomMedicament=PANACUR+500+CHIEN
  4. [] Mammalogy – Adaptation, Diversity, Ecology, de A.George Feldhamer Lee C. Drickamer Stephen H. Vessey Joseph F. Merritt Carey Krajewski – edition Johns Hopkins University Press (4ème édition) – 27 mars 2015
  5. [] Toxicité digestive et nerveuse de la Pomme de terre – Centre antipoison Animal de l’Ecole Nationale Vétérinaire : https://www.centre-antipoison-animal.com/pomme-terre.html
  6. [] Le raisin : enregistré au Centre Antipoison Animal, Chapitre “plantes toxiques” : https://www.centre-antipoison-animal.com/raisin.html
  7. [] L’ail et l’oignon : enregistrés au Centre Antipoison Animal, Chapitre “plantes toxiques” : https://www.centre-antipoison-animal.com/oignon.html
  8. [] SIFCO (Syndicat des Industries Françaises des Coproduits Animaux) – Valorisation des sous-produits ou co-produits animaux : https://www.sifco.fr/valorisation#coproduits
  9. [] RÈGLEMENT (CE) No 1069/2009 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL – du 21 octobre 2009 – établissant des règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux et produits dérivés non destinés à la consommation humaine et abrogeant le règlement (CE) no 1774/2002 (règlement relatif aux sous-produits animaux) : https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:300:0001:0033:FR:PDF
  10. [] Viandes avariées recyclées aux Etats Unis et en Europe : https://www.amisdelaterre.org/communique-presse/tafta-ttip-la-viande-a-la-javel-s-approche-de-nos-assiettes/
  11. [] Carciofi, A. C., Takakura, F. S., De‐Oliveira, L. D., Teshima, E., Jeremias, J. T., Brunetto, M. A., & Prada, F. (2008). Effects of six carbohydrate sources on dog diet digestibility and post‐prandial glucose and insulin response. Journal of Animal Physiology and Animal Nutrition, 92(3), 326-336. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18477314
  12. [] De-Oliveira, L. D., Carciofi, A. C., Oliveira, M. C. C., Vasconcellos, R. S., Bazolli, R. S., Pereira, G. T., & Prada, F. (2008). Effects of six carbohydrate sources on diet digestibility and postprandial glucose and insulin responses in cats. Journal of Animal Science, 86(9), 2237-2246. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18469063
  13. [] Faculté de Médecine Vétérinaire de Montréal – Service diagnostic – Urology : https://www.medvet.umontreal.ca/servicediagnostic/materiel_pedagogique/urologie/uro_chimie.html
  14. [] FRC (Fédéraction Romande des Consommateurs) – Croquettes pour chat : la gamelle qui rend malade : https://www.frc.ch/croquettes-pour-chat-la-gamelle-qui-rend-malade/
  15. [] Bohlender JM (Klinik für Innere Medizin III, Universitätsklinik Jena, Erlanger Allee 101, Jena, Germany), Franke S, Stein G, Wolf G : Advanced glycation end products and the kidney – Am J Physiol Renal Physiol. 2005 Oct;289(4):F645-59 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16159899
  16. [] Squadrone S , Brizio P , Simone G , Benedetto A , Monaco G , Abete MC – “Presence of arsenic in pet food : a real hazard ?” (Présence d’arsenic dans les aliments pour animaux de compagnie : un danger réel ?) – Vet Ital. 29 décembre 2017; 53 (4) : 303-307. doi : 10.12834 / VetIt.530.2538.2. : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29307124 (Version entière au format PDF : http://www.izs.it/vet_italiana/2017/53_4/VetIt_530_2538_2.pdf
  17. [] M. Davies , R. Alborough , L. Jones , C. Davis , C. Williams , et DS Gardner, (2017) : Mineral analysis of complete dog and cat foods in the UK and compliance with European guidelines “Analyse minérale d’aliments complets pour chiens et chats au Royaume-Uni et conformité aux directives européennes.” : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5719410/#CR5
  18. [] RASFF – Food and Feed Safety Alerts : Créé en 1979, RASFF permet un partage efficace des informations entre ses membres (autorités nationales de sécurité des aliments des États membres de l’UE, Commission, EFSA, ESA, Norvège, Liechtenstein, Islande et Suisse) et fournit un service 24h / 24 pour garantir les notifications sont envoyées, reçues et traitées collectivement et efficacement. Grâce au RASFF, de nombreux risques en matière de sécurité alimentaire ont été évités avant d’avoir pu être nocifs pour les consommateurs européens. – https://ec.europa.eu/food/safety/rasff_en

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Davy Ros

Davy Ros :

Ostéopathe D.F.O. et Hygiéniste, spécialisé en nutrition animale à l’élevage Joyeuses Gambades.

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