Mon chat a la diarrhée jaune : dois-je m’inquiéter ?

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Votre chat a la diarrhée jaune : quel traitement ? Votre chat a la diarrhée jaune : quel traitement ?

En observant la litière de votre compagnon, vous vous rendez compte que quelque chose cloche : votre chat a la diarrhée jaune, des selles liquides et beaucoup plus claires que d’habitude.

Que signifient donc ces matières fécales aux couleurs étranges ? Et surtout comment soigner votre cher compagnon ? Découvrez comment réagir face aux diarrhées jaunes chez le chat, mais aussi éviter la récidive de ce souci si fréquent chez nos compagnons aujourd’hui.

Pourquoi mon chat a-t-il la diarrhée jaune ?

Lorsqu’un chat présente des selles très molles, voire des selles liquides, et jaunes, il est très simple de faire un primodiagnostic : l’animal souffre très probablement de la Coccidiose du chat. La Coccidiose est une parasitose, causée par la prolifération de parasites microscopiques dans son intestin, appelés coccidies. Il s’agit d’une pathologie très fréquente chez nos compagnons aujourd’hui ; vous allez vite découvrir pourquoi dans la suite de cet article.

Si ce symptôme de la Coccidiose peut sembler inquiétant en premier lieu, sachez-le : cette parasitose n’est en général pas grave, et se soigne assez aisément.

Cependant, attention : si votre chat est encore jeune et qu’il est atteint de Coccidiose, il peut très rapidement subir une importante déshydratation ! Dans ce cas, consultez donc très rapidement votre vétérinaire, pour qu’il puisse éviter ce souci, et procéder si nécessaire à sa réhydratation.

Bon à savoir : Si les selles de votre chat sont fréquemment jaunâtres, et présentent une consistance “boueuse” ou “huileuse”, cela peut être le signe d’une insuffisance pancréatique mettant en péril sa santé digestive. Consultez votre vétérinaire si vous repérez fréquemment ce type de diarrhées chroniques dans la litière du chat.

Quelle solution contre la diarrhée jaune du chat ?

Comme vous l’avez lu précédemment, le traitement contre la Coccidiose, qui provoque des cas de ce type de diarrhée chez le chat, n’est pas compliqué. Voici comment procéder.

Faire confirmer le primodiagnostic de la Coccidiose

La Coccidiose étant provoquée par un parasite invisible à l’œil nu, il vous faut tout d’abord faire confirmer ce diagnostic par votre vétérinaire. Pour ce faire, prenez soin de lui demander spécifiquement de réaliser le test contre la Coccidiose : malgré l’abondance de cas de cette pathologie chez nos compagnons, ce test reste trop peu rarement pratiqué.

Pour réaliser ce test, le vétérinaire procédera à une analyse de selles, qui permettra de confirmer ou d’infirmer la présence des coccidies.

Une fois le diagnostic confirmé : un traitement antibiotique est nécessaire

Les coccidies ont beau faire partie des parasites intestinaux chez le chat, au même titre que les vers ou les Giardia (responsables de la Giardiose du chat), celles-ci ne sont pas sensibles aux vermifuges. Le fait de vermifuger votre animal n’aura donc aucun effet sur les diarrhées jaunes du chat.

Pour soigner la Coccidiose, il faudra demander conseil à votre vétérinaire, pour qu’il vous fournisse le traitement antibiotique adéquat. On vous conseillera sans doute un antibiotique de la famille des Sulfamides / Triméthoprime1. Très souvent, les antibiotiques Bactrim2 ou Sultrian3 sont prescrits.

Généralement, ce traitement antibiotique durera 5 jours. Et bonne nouvelle : vous devrez constater une nette amélioration de la consistance et de la couleur des selles du chat dès les premières 48h du traitement. Très rapidement, adieu la diarrhée aiguë jaune du chat !

Le chat qui a une diarrhée jaune a probablement la Coccidiose, une parasitose très commune

Comment éviter la récidive de parasitoses chez le chat ?

Sachez-le : si nos chats attrapent aujourd’hui de plus en plus fréquemment la Coccidiose, c’est bien parce que l’alimentation qui leur est proposée sur le marché ne leur est pas adaptée.

En effet, la prolifération de parasites intestinaux dans le système digestif du chat, qu’il s’agisse de vers, de coccidies, ou des Giardia, ne peut se faire que si ces parasites y trouvent un environnement favorable pour se développer. Or, c’est bien ce qui se passe lorsqu’un chat est nourri avec une alimentation inadaptée à ses Besoins Biologiques et Naturels : il laisse le terrain à ces parasites pour investir son système intestinal.

Vous l’aurez compris : pour éviter la récidive des diarrhées aiguës jaunes chez le chat, il va donc s’agir de lui trouver une alimentation adaptée à ses besoins originels, qui lui permettra de retrouver un transit intestinal et une santé digestive stables.

Seulement, il peut sembler compliqué aujourd’hui, même pour le propriétaire le plus consciencieux qui soit, de choisir un régime alimentaire adapté aux besoins réels de son chat. Il faut dire qu’il existe tant d’aliments différents ! Entre les “croquettes anti-diarrhée”, les croquettes sans céréales, les pâtées Premium, ou même les aliments “spécial digestion difficile”, comment s’y retrouver ?

Attention ! Pour trouver l’aliment qui va aider votre compagnon à se débarrasser définitivement de son souci diarrhéique, il vous faut prendre conscience de sa véritable nature. Malgré des millénaires passés aux côtés des humains, nos chats demeurent des carnivores.

En témoignent ses intestins : ceux-ci sont trois fois plus courts que les nôtres, lisses et sans haustration4. Vous allez voir par la suite que ce fait n’a rien d’anodin, et va vous aider à guérir votre chat de ses selles molles, voire liquides.

Pour trouver l’aliment anti-diarrhée idéal pour votre chat, il vous suffit d’en revenir au bon sens de sa nature première. Et pour ce faire, vous pouvez suivre ces quelques critères de qualité alimentaire, basés sur les besoins originels réels de nos chats :

  1. La nourriture du chat doit être sans légume, tubercule, légumineuse ou fruit. Votre compagnon étant un carnivore par nature, ces ingrédients ont des propriétés inflammatoires sur ses intestins. Ces irritations chroniques favorisent non seulement la prolifération des parasites intestinaux, mais sont également à l’origine d’autres types de selles molles, de vomissements chroniques, de troubles hépatiques ou encore de dermatites. D’ailleurs, il est intéressant de savoir que le Centre Antipoison Animal de l’École Nationale Vétérinaire classe depuis plusieurs années déjà la pomme de terre5, le raisin6, l’ail et l’oignon7 comme toxiques. Qu’il s’agisse de pomme de terre, de patate douce, de pois, de pois chiche, de lentilles, de petits pois, de tomate, de courgette, ou d’ingrédients similaires, tout aliment présentant la moindre trace des ces éléments doit être éloigné de la gamelle de votre chat.
  2. La nourriture du chat ne doit comporter que des protéines et graisses animales de qualité. En tant que carnivore, votre chat a des besoins de protéines animales en quantité… mais également en qualité ! En effet, lorsqu’il consomme des protéines et graisses animales de qualité discutable, il subit également des irritations digestives chroniques, menant au développement de parasites intestinaux. Or, il n’est pas peu fréquent de voir intégrées dans bon nombre de pâtées et croquettes des protéines animales peu recommandables. C’est notamment le cas des sous-produits animaux89 (déchets de l’industrie agroalimentaire humaine), mais également de protéines animales provenant de pays aux législations peu fermes. C’est ainsi que dans les pays d’Amérique du Nord, il est légal et très fréquent de voir des fabricants utiliser des viandes avariées recyclées à la Javel10 dans leurs produits, ou bien des viandes reconstituées à partir d’un mélange de farines animales (à l’origine souvent inconnue), de graisses, de minéraux, et surtout de beaucoup d’eau. Prenez donc le réflexe de vérifier que les protéines animales contenues dans les aliments que vous donnez à votre chat sont issues d’abattoirs agréés à la consommation humaine, provenant de pays aux législations fermes, comme la France.
  3. La nourriture du chat doit avoir un taux de glucides de maximum 33% (soit ⅓ de la composition de l’aliment). On a tendance à diaboliser les glucides pour les chats, en disant qu’ils ne sont pas digestes pour eux. Cependant, les études à date indiquent bien que les glucides issus des céréales (comme le riz ou le maïs) présentent une digestibilité de 99% chez les chats comme les chiens1112. Le souci se trouve ici dans la quantité de glucides présents dans l’aliment. En effet, au-dessus de 33%, les glucides présents dans la gamelle de votre compagnon perdent leur effet neutre sur sa santé, et peuvent engendrer des soucis d’obésité, de diabète et d’infections urinaires chroniques13.
  4. La nourriture du chat doit être cuite à basse température. Si ce critère n’est pas en rapport direct avec la diarrhée jaune du chat, il n’est pourtant pas sans intérêt pour sa santé. Il faut savoir que certains aliments, lorsqu’ils sont cuits à haute température, libèrent dans la nourriture, d’une part, des acrylamides14 (cancérigènes), et d’autre part, des Advanced Glycated End products15 (toxiques pour ses reins). Protégez sa santé jusqu’au bout, en favorisant les nourritures cuites à basse température, qui seront qui plus est respectueuses de l’intégrité nutritionnelle des bons ingrédients de base.
  5. La nourriture du chat doit être testée en laboratoire contre les mycotoxines, métaux lourds et OGM. Peut-être avez-vous entendu parler de la présence de ces éléments dans notre nourriture humaine. Ce dont on parle moins, c’est de leur présence massive dans la nourriture que nous donnons à nos animaux ! Pourtant, les méfaits de ces éléments ne sont plus à prouver. Ainsi, deux études (l’une italienne, l’autre britannique) ont récemment trouvé que 24% des aliments pour animaux domestiques analysés dépassaient la limite légale d’Arsenic (un métal lourd dangereux) posée par l’UE1617. L’une des études était si alarmante, que le laboratoire qui en était responsable a décidé d’envoyer 7 notifications au RASFF18 sur les années 2011 et 2012 uniquement. Alors, pour éviter cet écueil, il ne vous reste qu’à faire confiance à la transparence des rares fabricants qui décident d’afficher les résultats des tests menés sur leurs produits. Rappelez-vous : il en va de la santé de votre compagnon !

Des croquettes anti-diarrhée respectueuses de ses besoins originels… ça existe ?

Oui ! Les croquettes pour chat CROQ’ la Vie ont été pensées, non seulement pour prendre soin de la santé intestinale de nos compagnons, mais aussi pour préserver leur santé globale tout au long de leur vie.

Elles suivent les critères de qualité alimentaire que vous avez découverts ci-dessus, et vont même plus loin, pour encore plus les aider à guérir de manière 100% naturelle. Dedans, vous trouverez…

  • 70% d’ingrédients d’origine animale, provenant d’abattoirs agréés à la consommation humaine
  • Aucun légume, fruit, tubercule ou légumineuse
  • 21% de glucides uniquement
  • Une cuisson basse température
  • Des ingrédients provenant de nos chères terres françaises

Nous affichons également fièrement les résultats des tests laboratoire menés sur nos produits sur notre site web. N’hésitez pas à les consulter !

Voilà de quoi éviter la récidive de la Coccidiose, et donc les soucis de diarrhée chronique jaune chez le chat, mais aussi les autres soucis digestifs qu’il pourrait rencontrer sur son chemin.

Vous savez désormais comment soigner les diarrhées jaunes du chat, et éviter la récidive de la Coccidiose. Mais parce que, parfois, un accompagnement n’est pas de trop, n’hésitez pas à nous contacter, dans les commentaires ci-dessous ou par email directement. C’est toujours un réel plaisir pour nous de vous partager des conseils de santé issus du terrain, complémentaires aux traitements proposés par votre vétérinaire.

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Références

  1. [] Amel Letaief Omezzine – CHU Farhat Hached Sousse : Les anti-coccidies, Les anti-microsporidies – 2010 : https://www.infectiologie.org.tn/pdf_ppt_docs/cmi/05032010/anti_ccocid.pdf
  2. [] RCP Antibiotique Bactrim – anti-coccidien : http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0201717.htm
  3. [] RCP Antibiotique Sultrian – anti-coccidien : http://www.ircp.anmv.anses.fr/rcp.aspx?NomMedicament=SULTRIAN+400
  4. [] Mammalogy – Adaptation, Diversity, Ecology, de A.George Feldhamer Lee C. Drickamer Stephen H. Vessey Joseph F. Merritt Carey Krajewski – edition Johns Hopkins University Press (4ème édition) – 27 mars 2015
  5. [] Toxicité digestive et nerveuse de la Pomme de terre – Centre antipoison Animal de l’Ecole Nationale Vétérinaire : https://www.centre-antipoison-animal.com/pomme-terre.html
  6. [] Le raisin : enregistré au Centre Antipoison Animal, Chapitre “plantes toxiques” : https://www.centre-antipoison-animal.com/raisin.html
  7. [] L’ail et l’oignon : enregistrés au Centre Antipoison Animal, Chapitre “plantes toxiques” : https://www.centre-antipoison-animal.com/oignon.html
  8. [] SIFCO (Syndicat des Industries Françaises des Coproduits Animaux) – Valorisation des sous-produits ou co-produits animaux : https://www.sifco.fr/valorisation#coproduits
  9. [] RÈGLEMENT (CE) No 1069/2009 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL – du 21 octobre 2009 – établissant des règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux et produits dérivés non destinés à la consommation humaine et abrogeant le règlement (CE) no 1774/2002 (règlement relatif aux sous-produits animaux) : https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:300:0001:0033:FR:PDF
  10. [] Viandes avariées recyclées aux Etats Unis et en Europe : https://www.amisdelaterre.org/communique-presse/tafta-ttip-la-viande-a-la-javel-s-approche-de-nos-assiettes/
  11. [] Carciofi, A. C., Takakura, F. S., De‐Oliveira, L. D., Teshima, E., Jeremias, J. T., Brunetto, M. A., & Prada, F. (2008). Effects of six carbohydrate sources on dog diet digestibility and post‐prandial glucose and insulin response. Journal of Animal Physiology and Animal Nutrition, 92(3), 326-336. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18477314
  12. [] De-Oliveira, L. D., Carciofi, A. C., Oliveira, M. C. C., Vasconcellos, R. S., Bazolli, R. S., Pereira, G. T., & Prada, F. (2008). Effects of six carbohydrate sources on diet digestibility and postprandial glucose and insulin responses in cats. Journal of Animal Science, 86(9), 2237-2246. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18469063
  13. [] Faculté de Médecine Vétérinaire de Montréal – Service diagnostic – Urology : https://www.medvet.umontreal.ca/servicediagnostic/materiel_pedagogique/urologie/uro_chimie.html
  14. [] FRC (Fédéraction Romande des Consommateurs) – Croquettes pour chat : la gamelle qui rend malade : https://www.frc.ch/croquettes-pour-chat-la-gamelle-qui-rend-malade/
  15. [] Bohlender JM (Klinik für Innere Medizin III, Universitätsklinik Jena, Erlanger Allee 101, Jena, Germany), Franke S, Stein G, Wolf G : Advanced glycation end products and the kidney – Am J Physiol Renal Physiol. 2005 Oct;289(4):F645-59 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16159899
  16. [] Squadrone S , Brizio P , Simone G , Benedetto A , Monaco G , Abete MC – “Presence of arsenic in pet food : a real hazard ?” (Présence d’arsenic dans les aliments pour animaux de compagnie : un danger réel ?) – Vet Ital. 29 décembre 2017; 53 (4) : 303-307. doi : 10.12834 / VetIt.530.2538.2. : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29307124 (Version entière au format PDF : http://www.izs.it/vet_italiana/2017/53_4/VetIt_530_2538_2.pdf
  17. [] M. Davies , R. Alborough , L. Jones , C. Davis , C. Williams , et DS Gardner, (2017) : Mineral analysis of complete dog and cat foods in the UK and compliance with European guidelines “Analyse minérale d’aliments complets pour chiens et chats au Royaume-Uni et conformité aux directives européennes.” : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5719410/#CR5
  18. [] RASFF – Food and Feed Safety Alerts : Créé en 1979, RASFF permet un partage efficace des informations entre ses membres (autorités nationales de sécurité des aliments des États membres de l’UE, Commission, EFSA, ESA, Norvège, Liechtenstein, Islande et Suisse) et fournit un service 24h / 24 pour garantir les notifications sont envoyées, reçues et traitées collectivement et efficacement. Grâce au RASFF, de nombreux risques en matière de sécurité alimentaire ont été évités avant d’avoir pu être nocifs pour les consommateurs européens. – https://ec.europa.eu/food/safety/rasff_en

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Davy Ros

Davy Ros :

Ostéopathe D.F.O. et Hygiéniste, spécialisé en nutrition animale à l’élevage Joyeuses Gambades.

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